I.3 Formation de la rosée

Malheureusement, l’air ne se situe jamais (ou presque) à la température du point de rosée (sinon, il y a formation de brouillard). L’eau se forme donc au niveau d’un support, qui peut être naturel (les plantes, les roches…) ou créé par l’homme (des planches de bois, de la tôle…). La seule caractéristique obligatoire du support est qu’il doit pouvoir être plus froid que l’air de l’environnement afin que l’air autour de ce support soit également plus froid et qu’il atteigne la température du point de rosée. Ainsi l’air autour du support sature en vapeur d’eau et de l’eau liquide est formée sur le support.

Sur ces animations, nous avons fait une simulation de la production d’eau pour une température de 65°C. La température du support diminue jusqu’à atteindre la vapeur d’eau saturante :

Nous avons un peu simplifié notre propos. Lorsque l’humidité relative est à 100%, il est vrai que des molécules d’eau se lient les unes aux autres par des liaisons hydrogènes (ce phénomène est appelé nucléation). Mais les gouttelettes ainsi formées sont trop petites et les forces de cohésion sont trop faibles pour les maintenir; les gouttelettes se désolidarisent. On peut donc être au dessus de 100% d’humidité relative sans que pour autant il n’y ait de production d’eau stable. Le support va encore une fois permettre de résoudre ce problème. Effectivement, comme vous le verrez plus tard, les propriétés du support peuvent permettre de créer un film d’eau plutôt que des gouttelettes. Les interactions présentes entre le support et le film d’eau sont plus importantes qu’entre un autre support et les gouttelettes. Cela s’explique par la surface de contact plus importante entre le film et le support et par les propriétés particulières du matériau. Ainsi, l’humidité relative nécessaire pour la formation d’une gouttelette stable est plus importante que celle d’un film d’eau stable.

Représentation des intéractions entre un support et de l’eau sous deux différentes formes

Page suivante