Conclusion

L’humidité de l’air peut-elle être une possibilité pour subvenir aux besoins des générations futures en eau potable?

Lors de nos recherches, nous avons pu constater que le manque d’eau ou l’utilisation d’une eau non-potable cause la mort de plus de 2,5 millions de personnes chaque année. Pour résoudre ce fléau, nous avons réalisé des expériences qui nous permettraient de savoir si l’on peut se servir de l’humidité de l’air pour alimenter en eau potable les populations dans le futur.

La première expérience, avec les condenseurs radiatifs, qui est la plus économique pour trouver son usage dans les pays pauvres, a un rendement faible dans notre expérience. Si une plaque de 2025 cm² permet en une nuit de récolter 10 mL, pour récolter 100 L, il faut une plaque de 45 m* 45 m. Autrement dit une surface de 2025 m² (soit environ 3 terrains de tennis). Cela représente une surface importante pour obtenir une quantité d’eau relativement faible. Nous ne pouvons donc pas envisager cette solution avec les matériaux et les conditions testées. Heureusement, il existe d’autres matériaux et d’autres systèmes économiques pour récolter de l’eau en grande quantité, telle que la tour Warka qui peut récolter entre 40 et 80 litres d’eau par jour.

Avec notre seconde expérience, nous avons pu obtenir des résultats plus satisfaisants. Le module Peltier et les radiateurs nous ont permis d’obtenir de l’eau dix minutes après le début de l’expérience. De ce point de vue, nous pouvons constater une efficacité et un contrôle car nous pouvons régler la température des radiateurs, et donc la production en eau. Mais, cette expérience présente un défaut, elle est très gourmande en énergie. Or, les pays où l’eau manque sont souvent des pays pauvres et ensoleillés. Avec des installations permettant de récolter l’énergie solaire, cette alimentation peut être possible.

Nous pouvons donc en conclure, à l’aide de notre TPE, que l’humidité de l’air est bien une solution pour alimenter les générations futures en eau. En effet, du fait de la grande quantité de vapeur dans l’atmosphère, celle-ci possède un réel avenir dans la production en eau potable.

La question qui se pose maintenant est de savoir comment récupérer cette humidité. Celle-ci est déjà récoltée de nos jours par divers moyens, mais de nouvelles techniques apparaîtront sûrement, et permettront d’augmenter le rendement et de diminuer le prix.

L’autre possibilité pour alimenter les populations en eau potable est le dessalage de l’eau de mer. Ce principe, peu utilisé à cause de son coût, repose sur l’extraction de l’eau douce présente dans l’eau salée sur le principe de la distillation, la condensation, ou l’électrodialyse. Mais, ce système coûteux ne peut être mis en place dans les pays pauvres à cause de son prix, de sa complexité, et reste donc de nos jours perfectible. De plus, la nécessité d’être en bord en de mer est contraignante.

Notre sujet entre donc bien dans les matières de physique-chimie et de mathématiques, ainsi que dans les thèmes “Agir pour son avenir” et “Matière et forme”.

Même si en France certaines régions connaissent des périodes de sécheresse, cela n’est en aucun cas comparable à des pays où les habitants parcourent des kilomètres pour remplir quelques seaux d’eau. Comme eux, nous avons appris à nous émerveiller devant l’apparition de quelques gouttelettes d’eau, ces gouttelettes attestant la réussite de nos expériences. En groupe, nous avons découvert une autre ressource d’eau potable, l’humidité de l’air, et appris à mieux comprendre les phénomènes physiques fascinants de la condensation et de la rosée.